Pétrole… et après – possible?

Le Devoir de ce matin résume un texte de professeur Normand Mousseau à propos de la Politique énergétique du Québec. Le texte original du professeur Mousseau est paru dans la revue Possibles, (2015) 39:2, qui propose un numéro spécial sur le pétrole et la transition énergétique.

Ce texte montre que la marge de manœuvre du Québec en matière de choix de politique énergétique est fort limitée. C’est ce qui pousse professeur Mousseau à suggérer la création d’une structure de gouvernance intégrée et indépendante:

Les enjeux énergétiques auxquels le Québec doit faire face au cours des prochaines années exigent une cohérence stratégique qui est impossible avec la structure politique actuelle. En effet, depuis l’abolition de l’Agence de l’efficacité énergétique, en 2011, il n’existe plus au Québec de structure indépendante capable de piloter, avec une certaine distance par rapport au politique, les grands mandats d’une nouvelle stratégie énergétique. Or, partout où la transformation énergétique réussit, les gouvernements ont mis en place des structures dédiées, responsables de développer les programmes et d’assurer la cohérence des grandes orientations politiques, et redevables régulièrement aux élus. C’est pourquoi la CEÉQ (la Commission sur les enjeux énergétiques du Québec que co-présidait professeur Mousseau – le rapport de la CEÉQ est disponible ici) recommandait la création d’une nouvelle structure de gouvernance qui permettrait au Québec d’optimiser les retombées du secteur énergétique en s’inspirant d’exemples internationaux… (p.30)

Par ailleurs dans le même numéro, un texte de Annie Landry, « La pêche vaut mieux que Old Harry » (p.115), vaut amplement la lecture pour qui s’intéresse à l’éventuelle exploitation du pétrole en milieu marin dans le Golfe du Saint-Laurent.

 

Ce contenu a été mis à jour le 13 octobre 2015 à 9 h 28 min.

Commentaires

Laisser un commentaire